En France, l’accès aux études médicales est ouvert à tout⋅e étudiant⋅e titulaire du baccalauréat. Les étudiant⋅es sont formé⋅es au sein des Unités de formation et de recherche d’universités associées à l’un des quelque 30 centres hospitaliers universitaires (CHU). Avant de devenir médecins, les étudiant⋅es devront franchir les différentes étapes de ce long et difficile parcours. Zoom sur une formation qui attire chaque année des dizaines de milliers de bachelier⋅es, pour peu d’élu⋅es. Passé la première année, les études de médecine, d’une durée de 9 à 12 ans — selon la spécialité choisie par le⋅a candidat⋅e — se découpent en trois cycles. Le 1er cycle, d’une durée de 2 ans, vise à acquérir les connaissances scientifiques de base pour exercer une profession médicale (sémiologie, physiologie, anatomie, microbiologie, etc.). Les étudiant⋅es font également leurs premiers stages à l’hôpital. Ce cycle est ponctué par le Diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM). Le 2e cycle comporte trois années cliniques, lors desquelles les étudiant⋅es alternent cours à l’université et stages rémunérés en milieu hospitalier ; il⋅elles ont alors le statut d’« externes ». Ce cycle permet d’acquérir une formation médicale complète, axée sur les pathologies, leur traitement et leur prévention, ainsi que sur l’organisation des systèmes de santé. À l’issue de la sixième année, les étudiant⋅es obtiennent le Diplôme de formation approfondie en sciences médicales (DFASM). Enfin, le 3e cycle dure de 3 à 5 ans selon la spécialité choisie (parmi plus d’une quarantaine). Les nouveaux⋅elles « internes » apprennent leur futur métier en milieu hospitalier. Au terme de leur internat, il⋅elles obtiennent (enfin) le Diplôme d’État de docteur⋅oresse en médecine.